Février 2007

En 2006, l'évènement marquant dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires a été la constitution de la troisième Commission d'enquête parlementaire qui s'est plus particulièrement penchée sur les dommages qu'était susceptibles de subir la santé morale ou physique des mineurs exposés à un tel risque. Si toutes les victimes des dérives sectaires doivent être l'objet de la sollicitude des pouvoirs publics, il ne fait pas de doute que les plus faibles d'entre elles, et tel est le cas des mineurs, doivent pouvoir être assurées que tout est mis en œuvre pour prévenir le risque et pour leur venir en aide, lorsque la prévention n'a pas pu jouer son rôle.

De son côté, la MIVILUDES a poursuivi ses efforts pour répondre à l'attente de toutes celles et de tous ceux qui attendent de l'État une prise de position sans ambiguïté en faveur des victimes. Son rapport d'activité annuel est aussi l'occasion de tirer les enseignements de l'action passée, de mesurer les évolutions du phénomène et de s'interroger sans complaisance sur l'efficacité des efforts déployés.

Le rapport de la MIVILUDES peut être consulté et
téléchargeable sur le site : www.miviludes.gouv.fr

Communiqué de presse de l’Unadfi suite à la publication du Rapport 2006 de la MIVILUDES

L’UNADFI félicite la MIVILUDES pour l’important travail de recherche et d’analyse accompli dans l’élaboration de son quatrième rapport. Elle y aborde des sujets nouveaux qui illustrent l’évolution des mouvements sectaires et leur grande capacité à apparaître « sympathiques et honorables », tant en France que dans le monde. La MIVILUDES rejoint les conclusions de la Commission d’enquête sur les mineurs et se range sans ambiguïté du côté des victimes, dénonçant « les dérapages, les abus et les infractions » quels qu’en soient « les auteurs » ou « les origines ». Jean-Michel Roulet, son président, réaffirme ainsi que la République est comptable « du maintien du ciment social qui suppose que nul ne s’arroge le droit de porter atteinte aux droits fondamentaux » des citoyens « des plus jeunes aux plus âgés ». Parmi les thèmes traités, l’Unadfi au regard de son expérience, souhaite que l’on accorde une plus grande attention à toutes les formes de dégâts causés par les agissements sectaires. Ce thème est largement exploité dans le rapport sous l’intitulé « victimes collatérales », c’est-à-dire les familles et les proches des adeptes. Il devrait permettre aux professionnels concernés de prendre conscience et d’agir en conséquence, tant dans le champ social que juridique. L’UNADFI retient enfin les mises en garde de la MIVILUDES concernant les pratiques pseudo chamaniques en plein essor, et également, l’étude très approfondie sur l’analyse transactionnelle et ses dramatiques dérives, sachant que cette méthode reste appliquée en France, notamment dans le cadre de la vie professionnelle et, plus précisément, de l’omniprésent « coaching ». A la suite de ce rapport, on se prend à espérer que les victimes auront une écoute plus efficace et seront secondées plus humainement afin d’obtenir réparation.

L’association « SOFI » s’associe pleinement à la déclaration de l’Unadfi.

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