Février 2008
Communiqué de presse
Emues et indignées par les récentes déclarations
de Madame Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l’intérieur,
de l’outre-mer et des collectivités territoriales, sur
sa conception de la lutte contre les dérives sectaires, les
associations signataires :
-
rappellent que les dérives sectaires ne se limitent pas à la
sphère religieuse ; plus de la moitié des cas concernent
le secteur de la santé, le développement personnel,
les actions humanitaires, les activités sportives, éducatives
et culturelles.
-
tiennent à exprimer
avec force leur attachement à la MIVILUDES : cette structure
interministérielle exerce une vigilance constante sur les
agissements sectaires et en raison
de son statut elle couvre la totalité du phénomène
sectaire et favorise la coordination
des actions de prévention.
-
dénoncent l’actuelle organisation des « conseils
départementaux de prévention de la délinquance,
d’aide aux victimes et de lutte contre la drogue, les dérives
sectaires et les violences faites aux femmes » qui n’abordent
que très rarement la problématique sectaire.
-
affirment en conséquence leur volonté de voir rétablies
les cellules préfectorales de vigilance sur les agissements
répréhensibles des mouvements sectaires.
-
rappellent le rôle des associations qui luttent contre
les agissements des mouvements sectaires contraires à la Déclaration
des Droits de l’Homme et du Citoyen, à la Convention
Internationale des Droits de l’Enfant, aux valeurs
républicaines, au principe de laïcité en particulier.
-
rappellent l’engagement de Nicolas SARKOZY, candidat à la
Présidence de la République donnant par écrit
l’assurance de son aide, s’il était élu, aux
associations qui luttent contre les activités sectaires.
Il soulignait à l’époque, qu’elles agissent
en parfaite complémentarité et coopération
avec les pouvoirs publics.
-
attendent que ce soutien leur soit confirmé et leur action
valorisée.
CCMM , UNADFI, GEMPPI, SOFI.
COMMUNIQUE DE PRESSE de PHILIPPE VUILQUE
Réforme annoncée de la lutte contre
les sectes et
remise en cause de l'action de la MIVILUDES ;
Philippe VUILQUE, député des Ardennes, Président
du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée
et rapporteur de la commission d’enquête sur les sectes et les
enfants, s’inquiète des projets gouvernementaux et interpelle
le Premier Ministre
La presse écrite et audiovisuelle s’est fait l’écho
des projets de la Ministre de l’Intérieur et des déclarations
de l’Elysée sur la politique de vigilance et de lutte contre les
dérives sectaires et sur le rôle de la MIVILUDES (Mission Interministérielle
de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires) et
son devenir.
Le parlementaire rappelle que la MIVILUDES dépend
du Premier Ministre et s’étonne du silence de ce dernier
et des déclarations désordonnées sur l’avenir
de la MIVILUDES (suppression et intégration dans une autorité de
défense des droits pour le Ministre de l’Intérieur,
redéfinition de sa mission pour l’Elysée).
L’affirmation, selon laquelle " la MIVILUDES aurait
tendance à empiéter sur la liberté de conscience
et de croyance", est grave et sans aucun fondement. Au contraire,
le parlementaire membre du Conseil d’Orientation de la MIVILUDES
considère que cette dernière fait un travail remarquable
de prévention et d’information et de vigilance en
parfaite complémentarité avec le travail parlementaire.
Le parlementaire ajoute que les membres de ce conseil
d’orientation
n’ont jamais eu à constater un quelconque manquement à ces
obligations (respect des libertés publiques et des droits
fondamentaux) de la part de cette instance. Philippe VUILQUE demande
au Premier Ministre dont la MIVILUDES dépend une clarification
rapide permettant de rassurer l’ensemble des acteurs de la
lutte contre les dérives sectaires.