Septembre 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
RESEAU LAIQUE ET CITOYEN CONTRE
LE SECTARISME
29, boulevard Charles de Gaulle,
70000 VESOUL
03 84 97 57 12
Les Associations
signataires :
ATTENTION-ENFANTS Paris
ANDPS Noisy-le
Grand (93)
CLPS Région
Est
SOFI (94)
(www.sectes94-sofi.org)
Le 15 septembre 2009.
Le Réseau laïque et citoyen contre le sectarisme
a pris connaissance avec consternation des dysfonctionnements
des pouvoirs publics au moment du délibéré du
procès concernant l'Eglise de scientologie.
Le Réseau se gardera bien de préconiser
une quelconque issue de cette procédure, que seule
la Justice peut prononcer.
Il demande qu'une enquête parlementaire précise
les circonstances dans lesquelles sous couvert de simplifier
le droit une disposition aussi protectrice des victimes
que la dissolution d'une personne morale pour escroquerie
soit annulée sans débat et sans que la
représentation nationale soit clairement informée
de ses conséquences. Il en va de la crédibilité des
actions parlementaire et gouvernementale.
Ile Réseau Laïque et Citoyen revendique avec
force le rétablissement de la possibilité de
dissoudre une personne morale, l'interdiction d'exercer
pouvant dans certains cas s'avérer insuffisante.
Michèle Cherpillod
Présidente du Réseau
COMMUNIQUE DE PRESSE
UNADFI
Paris, mardi 15 septembre 2009
L’UNADFI ne s’étonne plus des coïncidences
qui se produisent chaque fois que la Scientologie est
en difficulté.
C’est ainsi que dans le cadre d’une loi
dite « de simplification et de clarification
du droit et d’allégement des procédures »,
un article prévoyant la dissolution de personnes
morales déclarées responsables pénalement
du délit d’escroquerie a providentiellement
disparu !
Cette loi n°2009-526 du 12 mai 2009 est donc entrée
en vigueur dès le 14 mai 2009. Douze jours plus
tard, le 25 mai, s’ouvrait à Paris le procès
de la Scientologie pour escroquerie… dans lequel
le procureur a requis la dissolution de deux structures
scientologues !
L’opinion publique ne peut que s’émouvoir,
dans ce contexte, d’une telle hâte à promulguer
cette loi, par ailleurs passée inaperçue.
L’UNADFI se félicite enfin de l’appui
de personnes éclairées telle le président
de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer,
la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie,
le président de la MIVILUDES, Georges Fenech et
le député, Jean-Pierre Brard , et
demande que le texte précédent soit rétabli.
Catherine PICARD
Présidente de l’UNADFI.
Communiqué de presse -
URGENT
14 septembre 2009
La Mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires a découvert avec consternation la
suppression de la peine de dissolution d’une
personne morale en matière d’escroquerie,
votée le 12 mai 2009 dans le cadre d’une
loi de simplification du droit.
La MIVILUDES en a aussitôt informé les
pouvoirs publics compétents.
La conséquence immédiate de cette modification
législative, intervenue sans débat, est
de rendre d’ores et déjà inopérantes
les réquisitions du Parquet de Paris contre des
structures de l’Eglise de Scientologie dont le
jugement doit être rendu le 27 octobre prochain.
Face à des organisations à caractère
sectaire présentant un réel danger pour
l’ordre public et la santé publique la
justice doit toujours pouvoir disposer d’une telle
mesure.
En conséquence, la MIVILUDES émet le
vœu qu’un nouveau texte de loi comble dans
les meilleurs délais cette lacune préjudiciable à l’action
déterminée des pouvoirs publics, notamment
en matière de lutte contre les dérives
sectaires.
Georges FENECH
Président de la MIVILUDES
COMMUNIQUÉ DE
PRESSE
Juillet 2009
Le Président de la MIVILUDES, M. GEORGES FENECH, se
félicite
de l’adoption d’un amendement renforçant
le dispositif de lutte contre
les dérives sectaires dans le secteur de la formation
professionnelle continue.
Dans le cadre des discussions en première lecture
du projet de loi sur la « Formation
professionnelle tout au long de la vie » à l’Assemblée
nationale, les députés ont adopté le
jeudi 15 juillet un amendement qui renforce le dispositif
de lutte contre les dérives sectaires dans le
secteur de la formation continue.
L’interdiction pour cinq ans d’exercer une fonction de
prestataire de formation professionnelle vient ainsi sanctionner les personnes
physiques ou morales coupables de délits souvent associés à la
commission de dérives sectaires : l’abus de faiblesse,
l’escroquerie , l’exercice illégal de la médecine
et de la pharmacie, l’usurpation de titre, le trafic de stupéfiants,
l’incitation au suicide, les crimes contre l’espèce humaine,
le fait d'obtenir d'une personne dont la vulnérabilité ou l'état
de dépendance sont apparents ou connus de l'auteur la fourniture de
services non rétribués ou en échange d'une rétribution
manifestement sans rapport avec l'importance du travail accompli. Cette interdiction
vient en complément des peines déjà prévues pour
ces incriminations.
La MIVILUDES se félicite de ce pas supplémentaire
sur le chemin de la lutte contre les dérives sectaires.
Cet amendement favorablement accueilli
au nom du Gouvernement par le secrétaire d’Etat à l’emploi
M. Laurent WAUQUIEZ, présenté à l’initiative
du député apparenté communiste
M. Jean-Pierre BRARD et d’élus de gauche,
en complément d’un amendement du rapporteur
du texte M. Gérard CHERPION, député UMP
de la Meurthe et Moselle, démontre la
persistance d’un consensus parlementaire jamais démenti
sur le sujet des dérives sectaires.